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ARCHIVES & MUSEE DE LA LITTERATURE

Centre de recherche et de documentation littéraires et théâtrales de la Communauté française de Belgique

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Henri Ronse

Décès d’Henri Ronse (1946-2010)


Il appartenait à un monde de la totalité. Il vivait de la littérature mais embrassait tous les arts. Chez lui, l’érudition était gourmande et savante à la fois.

Cet enfant d’Ostende et de Bruxelles avait la passion de ce qui fait la singularité secrète de son pays. Très tôt, il avait su lier littérature et arts plastiques à travers la merveilleuse revue Obliques qui hantera les années 70 – tout un programme par ailleurs que ce titre !

Très vite, il s’approche des rives du théâtre, art total et dionysiaque selon lui. Son Rodogune fait date en 1975. À l’heure où la Belgitude l’a réveillé, le pays natal lui redevient sources d’inspiration et de création. Il l’investit, tout d’abord avec son Théâtre Oblique, puis avec son Nouveau Théâtre de Belgique.

Sous sa main, Crommelynck ou Maeterlinck retrouvent le mélange de féerie et de cruauté qui les caractérisent. Mais c’est à Paul Willems qu’il consacre le plus d’énergie, d’intelligence et de sensibilité. Les Miroirs d’Ostende, La Ville à voile, Warna ou le poids de la neige ou encore La Vita breve donnent sa vraie place à cet auteur majeur et tissent des liens d’amitié indéfectible entre les deux créateurs.

Sous sa houlette, c’est en outre toute la culture européenne de haut vol qu’il offre à ses spectateurs. De Bernhard à Ritsos, de Claudel à Sophocle, la langue résonne au sein des décors aussi baroques que le génie de son metteur en scène.

Henri Ronse a achevé sa course d’amiral des songes à Paris le 12 décembre dernier.


Marc QUAGHEBEUR

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Les Archives & Musée de la Littérature avaient récemment numérisé les diapositives de certaines de ses mises en scène, disponibles sur notre site Internet via la base Plume.

De Fernand CROMMELYNCK, Les Amants puérils : NHDT 00032/b32-00033/a38 et NHDT 00201/a01-b07, Carine ou la jeune fille folle de son âme : NHDT 00190/a09-b17, Le Marchand de regrets : NHDT 00192/b03-b40, Le Cocu Magnifique : NHDT 00198/b01-b46, Le Sculpteur de masques : NHDT 00205/b01-b39.

De Paul WILLEMS, Les Miroirs d’Ostende : NHDT 00037/b-00039/b23 et NHDT 00040-00041, La Ville à voile : NHDT 00045/a10- 00047/a, Warna ou le Poids de la neige : NHDT 00161/a01-b21, La Vita breve : NHDT 00216-00217/b29.

De Maurice MAETERLINCK, Les Aveugles : NHDT 00067/b14-00068/a, La Mort de Tintagiles : NHDT 00070, et d’après MAETERLINCK, Une Musique de cuivre aux fenêtres des incurables : NHDT 00111-00112/a34 et NHDT 00149-00151/b27.

De Yannis RITSOS, Hélène : NHDT 00116/a06-a41, et La Sonate au clair de lune : NHDT 00166/b27-00167.

Citons encore, Marie des brumes, d’Odysseus ELYTIS : NHDT 00112/a35-b10, Parmi les os et les pierres, d’après Georges SEFERIS : NHDT 00114/b01-b36, La Colonie pénitentiaire, d’après Franz KAFKA : NHDT 00134, Gardien du tombeau, de Franz KAFKA : NHDT 00138/a01-b02, L’Ile des morts et La Sonate des Spectres, de August STRINDBERG : NHDT 00138/b03-b50, La Cantate à trois voix, de Paul CLAUDEL : NHDT 00145, Léonce et Léna, de Georg BUCHNER : NHDT 00165-00166/a14, La Bête dans la jungle, d’après Henry JAMES : NHDT 00183.

Par ailleurs, il est à noter que deux captations théâtrales, Le Cocu magnifique et La Vita breve, peuvent également être consultées aux AML.



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